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Épargne solidaire : la finance à impact confirme son ancrage

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FAIR publie, en partenariat avec le quotidien La Croix, la nouvelle édition de son Baromètre de la finance solidaire. L'occasion de faire le point sur une épargne qui entend concilier rendement, sens et utilité sociale, et qui séduit un public de plus en plus large.
 

Chaque année, le Baromètre de la finance solidaire de FAIR, publié avec La Croix, fait référence pour mesurer le poids d'une épargne encore méconnue mais en croissance continue : la finance solidaire. 

Son principe ? Diriger une partie de l'épargne des Français vers des projets à forte utilité sociale ou environnementale, difficilement finançables par les circuits classiques : logement très social, insertion par l'emploi, agriculture durable, transition écologique, entrepreneuriat dans les pays en développement.
 

Comment fonctionne l'épargne solidaire
Le mécanisme repose sur deux logiques complémentaires. L'épargne « d'investissement », d'abord, dont tout ou partie est placée dans des entreprises solidaires d'utilité sociale agréées, qui financent à leur tour des projets de terrain. L'épargne « de partage », ensuite, par laquelle l'épargnant reverse une fraction de ses revenus (intérêts ou performance) à des associations, souvent en bénéficiant d'une réduction d'impôt au titre du don. Dans les deux cas, un fléchage transparent permet de savoir précisément à quoi sert l'argent, une exigence de plus en plus forte chez les épargnants.
 

Le label Finansol, porté par FAIR, sert de repère : il distingue les produits réellement solidaires des placements simplement estampillés « responsables ». Un gage de crédibilité important à l'heure où la question de l'« impact washing » se pose avec acuité, et où la frontière avec l'investissement socialement responsable (ISR) classique mérite d'être clarifiée pour le grand public. Là où l'ISR sélectionne les entreprises cotées les plus vertueuses, la finance solidaire finance directement des acteurs de terrain, non cotés, au plus près des besoins sociaux.
 

Trois canaux pour donner du sens à son épargne
Concrètement, trois portes d'entrée s'offrent aux épargnants. L'épargne salariale solidaire, d'abord, via les fonds dits « 90-10 », 90 % d'actifs classiques, jusqu'à 10 % d'entreprises solidaires, proposés dans les plans d'épargne entreprise et retraite : c'est aujourd'hui le principal moteur de collecte. Les produits bancaires, ensuite : livrets et fonds de partage distribués par les banques et les mutuelles. La souscription directe au capital d'entreprises solidaires, enfin, souvent assortie d'un avantage fiscal à l'entrée sous la forme d'une réduction d'impôt sur le revenu.
 

La finance solidaire séduit un public de plus en plus large, porté par des épargnants soucieux de l'usage concret de leur argent. Elle ne se réduit pas à un geste militant : rendement de l'épargne salariale solidaire, réduction d'impôt sur les dons ou sur la souscription au capital d'entreprises agréées, elle combine souvent utilité sociale et avantage financier. Un positionnement qui la distingue du simple don et explique son inscription durable dans le paysage de l'épargne française.
 

Le sujet intéresse d'autant plus qu'il croise plusieurs actualités : montée en puissance de l'épargne salariale, obligations de partage de la valeur, débat sur le fléchage de l'épargne vers la transition écologique et sociale. Pour un lectorat patrimonial, l'enjeu est de distinguer les vrais produits solidaires, labellisés, transparents sur l'emploi des fonds, des offres au verdissement plus cosmétique. Le baromètre de FAIR, avec ses chiffres actualisés et sa méthodologie éprouvée, fournit une base solide pour ce travail de tri.
 

Concrètement, les fonds collectés financent des acteurs bien identifiés : entreprises d'insertion, foncières de logement très social, microcrédit, énergies renouvelables citoyennes, coopératives agricoles… Autant de projets créateurs d'emplois et d'utilité locale, dont l'impact peut être mesuré et rapporté aux épargnants. C'est cette traçabilité, davantage que la promesse d'un rendement élevé, qui constitue la véritable valeur ajoutée de la finance solidaire et la distingue des placements financiers traditionnels.