Depuis le 1er octobre 2019, le Plan d'Ăpargne Retraite (PER) a remplacĂ© les autres produits d'Ă©pargne retraite individuels ou collectifs. Le PER se dĂ©cline sous trois formes : un PER individuel (PERI ou PERIN), un PER d'Entreprise Collectif (PEREC) et un PER d'Entreprise Obligatoire (PERO).Â
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Selon France Assureurs (ex-Fédération française de l'assurance), fin juin 2022, les PER comptabilisent prÚs de 3,4 millions d'assurés et les encours s'élÚvent à plus de 41,4 milliards d'euros. Les cotisations sur un PER assurantiel s'élÚvent à 577 millions d'euros (+16% par rapport à juin 2021) et 326 millions d'euros ont été transférés d'anciens contrats vers un PER.
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Le choix entre rente ou capital dĂ©pend de diffĂ©rents critĂšres, tels que la volontĂ© et les besoins du titulaire du plan, ainsi que de la nature des versements rĂ©alisĂ©s. Dans le cadre d'un PER d'Entreprise Obligatoire (PERO), la sortie ne peut avoir lieu que sous forme de rente pour les versements obligatoires. Les spĂ©cialistes de la gestion de patrimoine considĂšrent que la rente est plus adaptĂ©e Ă un produit retraite car elle vient en complĂ©ment tous les mois des revenus perçus et est versĂ©e jusqu'au dĂ©cĂšs de l'individu.Â
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Cependant, il faut avoir accumulé un capital suffisant pour que la rente soit significative. Si le montant mensuel versé ne dépasse pas 100 euros, un assureur peut, avec l'accord de l'adhérent, transformer la rente en capital. On estime qu'il faut avoir investi plus de 100.000 euros pour obtenir une rente de 300 euros par mois. Dans le cas contraire, il sera conseillé d'opter pour une sortie en capital.
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La fiscalitĂ© du PER est plus pĂ©nalisante pour une sortie en capital Ă l'Ă©chĂ©ance. La fiscalitĂ© dĂ©pend de l'option retenue par le titulaire du plan Ă l'entrĂ©e et Ă la sortie Ă la retraite. Au moment de la dĂ©claration de l'impĂŽt sur le revenu, le titulaire a la possibilitĂ© de dĂ©duire de son revenu net global les sommes versĂ©es sur son PER. Il a deux options : dĂ©duire 10% des revenus d'activitĂ© professionnelle, dans la limite de 8 fois le plafond annuel de la SĂ©curitĂ© sociale (32.908 euros pour les cotisations versĂ©es en 2022), ou dĂ©duire 10% du plafond annuel de la SĂ©curitĂ© sociale (4.113 euros en 2022). Si le titulaire a optĂ© pour la dĂ©duction des sommes versĂ©es, puis pour une sortie en capital au moment de sa retraite, il doit ĂȘtre imposĂ© sur ces sommes au moment de leur versement par le gestionnaire.Â
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La part de capital correspondant aux versements est imposĂ©e suivant le barĂšme progressif de l'impĂŽt sur le revenu sans application de l'abattement de 10%. Si la part du capital en sortie est importante, le risque est que le titulaire change de tranche marginale d'imposition et soit fortement taxĂ© (45% pour la fraction supĂ©rieure Ă 160.336 euros en 2022). Il aura donc intĂ©rĂȘt Ă Ă©taler sa sortie en capital dans le temps.
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Il existe des solutions intermĂ©diaires qui dĂ©pendent de la situation personnelle de l'Ă©pargnant. Les dĂ©tenteurs d'un PER ont la possibilitĂ© de choisir une solution mixte, en percevant un capital au moment de la liquidation et en laissant une partie dans le plan qui continue Ă ĂȘtre placĂ©e et peut donner lieu au versement d'une rente.Â
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Compte tenu des enjeux et de la complexitĂ© relative de ces choix, le lĂ©gislateur a prĂ©vu que les particuliers doivent ĂȘtre conseillĂ©s Ă chaque Ă©tape de la vie de ce produit, Ă savoir Ă la souscription, lors d'un transfert, cinq ans avant la liquidation du plan et au moment de sa liquidation. Ce conseil est indispensable pour faire des choix Ă©clairĂ©s en fonction de ses besoins et de la fiscalitĂ©.
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